Le 3 octobre 2026 restera une date importante pour l'Association Femme du Congo.
Ce jour-là, notre association a franchi une nouvelle étape dans ses actions de prévention et de sensibilisation avec le tournage de son premier court-métrage consacré aux violences faites aux femmes en République démocratique du Congo.
À travers ce projet, notre volonté est de mettre en lumière une réalité encore trop présente, mais également de transmettre un message essentiel : face aux violences, des dispositifs d'aide et des solutions existent.
Sensibiliser, prévenir, mais aussi montrer les solutions
Depuis sa création, l'Association Femme du Congo agit pour sensibiliser aux différentes formes de violences faites aux femmes et aux jeunes filles en République démocratique du Congo.
Avec ce court-métrage, nous avons souhaité utiliser l'image et le cinéma comme de nouveaux moyens pour faire passer notre message. Le film permet de parler des violences, de leurs conséquences et de la nécessité de ne pas laisser les victimes seules face à ces situations.
Mais notre objectif n'est pas uniquement de montrer une réalité difficile. Nous souhaitons également mettre en lumière les dispositifs déjà existants ainsi que les solutions que l'Association Femme du Congo développe ou contribue à faire connaître afin d'informer, d'orienter et d'aider les femmes victimes de violences.
À travers une histoire accessible au plus grand nombre, le court-métrage cherche ainsi à rappeler qu'une information, un numéro, une orientation ou une personne à qui parler peuvent parfois représenter une première étape essentielle pour une victime.
Un projet porté par l'Association Femme du Congo
Le court-métrage a été écrit et produit par Aurélien Situ avec l'Association Femme du Congo.
La réalisation a été confiée à Mathis Biville, étudiant dans une école de cinématographie à Rouen et également stagiaire au sein de l'Association Femme du Congo. Son regard et ses compétences dans le domaine de l'image ont permis de donner vie au scénario et de transformer le message porté par l'association en un véritable projet audiovisuel.
Ce tournage représente également pleinement l'esprit de notre association : réunir différentes compétences autour d'un objectif commun et permettre à chacun de contribuer, à son niveau, à la lutte contre les violences faites aux femmes.
Des participants venus d'horizons différents
L'une des grandes richesses de cette aventure a été la diversité des personnes ayant accepté d'y participer.
Le casting était composé de membres de l'Association Femme du Congo, de bénévoles ainsi que d'actrices et d'acteurs ayant répondu à notre annonce. École de théâtre, conservatoire, communication, engagement associatif ou encore élus municipaux : des personnes issues de différents milieux se sont retrouvées devant la caméra pour défendre ensemble une même cause.
Certaines avaient déjà une expérience de la scène ou de la caméra, tandis que d'autres découvraient cet univers. Cette diversité a contribué à créer une expérience particulièrement enrichissante et à donner au projet une véritable dimension collective.
Au-delà du tournage, ce sont des femmes et des hommes qui ont choisi de consacrer leur temps, leur énergie et leurs compétences à un projet de sensibilisation.
Une journée de tournage placée sous le signe du partage
Cette journée du 3 octobre ne s'est pas limitée aux scènes tournées devant la caméra. Elle a également été faite de rencontres, d'échanges, de répétitions, de discussions et de moments de convivialité entre les différents participants.
L'équipe a notamment partagé un repas au restaurant congolais La Marmite, à Elbeuf. Ce moment autour de la cuisine congolaise a apporté une dimension supplémentaire à cette journée et a permis aux participants de se retrouver dans une ambiance conviviale, en dehors du tournage.
Moment de convivialité au restaurant congolais La Marmite, à Elbeuf.
Ces instants de partage ont participé à faire de cette expérience bien plus qu'une simple journée de tournage.
Le cinéma comme outil de sensibilisation
À travers ce premier court-métrage, l'Association Femme du Congo souhaite également explorer une nouvelle manière de sensibiliser. Une image, une scène ou une histoire peuvent parfois permettre de comprendre une situation différemment.
Le cinéma peut toucher des personnes qui ne seraient pas nécessairement sensibilisées par une conférence, un document ou une campagne d'information traditionnelle.
Notre souhait est donc que ce film puisse être vu et partagé largement, afin de permettre au plus grand nombre de mieux comprendre les violences faites aux femmes en République démocratique du Congo, mais aussi de connaître les moyens permettant d'orienter et d'accompagner les victimes.
Nous espérons également qu'une femme confrontée à une situation de violence pourra, en découvrant ce film, retenir une information essentielle :
Elle n'est pas seule et des solutions existent.
Merci à toutes celles et ceux qui ont rendu ce projet possible
L'Association Femme du Congo tient à remercier chaleureusement toutes les personnes ayant participé à cette aventure.
Merci aux membres de l'association, aux bénévoles, aux actrices et aux acteurs qui ont accepté de donner de leur temps et de leur énergie. Merci à toutes les personnes qui ont contribué, directement ou indirectement, à la préparation et au bon déroulement du tournage.
Et merci à Mathis Biville pour son travail à la réalisation et son implication dans ce projet aux côtés de l'association.
Nous sommes fiers du travail accompli collectivement et impatients de pouvoir prochainement présenter ce court-métrage au public. Car derrière ce film se trouve avant tout une conviction :
Informer et sensibiliser peuvent contribuer à protéger, orienter et parfois changer une vie.
Continuons ensemble à faire connaître les solutions, à libérer la parole et à agir contre les violences faites aux femmes.